Conserver la diversité génétique, enjeu paysan et citoyen
Selon la FAO, 75 % de la diversité génétique des cultures alimentaires a disparu au cours du XX siècle (FAO), notamment du fait de la standardisation et de la multiplication des variétés commerciales. Pourtant, une tomate ancienne n’est pas seulement un souvenir : c’est souvent un trésor de résistance naturelle, un gage de saveur, et un outil essentiel face au changement climatique (INRAE).
À Bergerac comme ailleurs, chaque producteur ou jardinier qui s’engage dans la culture de variétés adaptées au terroir participe à ce mouvement vers une agriculture vivante et résiliente. Choisir des variétés locales, c’est aussi favoriser la pollinisation croisée, la sauvegarde du patrimoine agricole et le retour d’une certaine autonomie semencière.
On notera par exemple que la « Noire de Crimée » avait quasiment disparu dans les années 1970 avant d’être remise en culture par des maraîchers bio français ou, encore, que chaque année, des associations comme Kokopelli, Les Croqueurs de Carottes ou la Ferme de Sainte Marthe voient la demande pour des semences anciennes progresser, preuve d’une appétence nouvelle pour la diversité réelle.