Aux origines du seigle et de l’épeautre dans nos campagnes
Si le blé règne en maître sur nombre de plaines céréalières, le seigle et l’épeautre méritent un éclairage particulier. Cultivées depuis l’Antiquité, ces deux céréales affichent une résilience exemplaire et une personnalité affirmée dans nos paysages du Périgord et d’ailleurs. On retrouve la trace du seigle sur des sites archéologiques néolithiques, tandis que l’épeautre, parfois qualifié d’« ancêtre du blé », s’impose d’abord dans les zones montagneuses et humides d’Europe centrale, avant d’arriver en France.
L’histoire du seigle et de l’épeautre est étroitement liée à une agriculture paysanne, attentive à la biodiversité, et capable de composer avec des sols pauvres voire acides. Leur culture s’est maintenue en marge des grands mouvements de standardisation variétale du XXe siècle, résistant à la vague d’hybridation intensive du blé tendre selon les travaux de l’INRAE et du CNRS (INRAE).