Variétés de blés et filières courtes : un retour aux sources volontariste
Dans les années 1950 et 1960, la France a vu s’uniformiser les blés utilisés en boulangerie, privilégiant les variétés à haut rendement. Le Périgord, toutefois, a su préserver, parfois de manière marginale, des variétés anciennes telles que le « blé Barbu du Périgord » ou l’« Aurigny ». Aujourd’hui, encouragés par la demande des consommateurs pour des produits à la fois locaux et digestes, plusieurs initiatives visent à relancer leur culture. Le collectif « Graines d’ici » rassemble par exemple 18 agriculteurs, meuniers et boulangers du secteur de Bergerac, travaillant main dans la main pour produire, moudre et transformer ces blés à l’échelle locale (Source : Sud Ouest, 2021).
Ce retour aux blés rustiques a plusieurs implications :
- Un pain à la saveur plus prononcée, avec une mie dense et une croûte épaisse.
- Une meilleure tolérance digestive constatée par de nombreux consommateurs.
- Un cercle vertueux, où le prix du pain bénéficie directement à l’agriculteur et au meunier local.
Selon la Chambre d’Agriculture de Dordogne, près de 12 % des boulangers artisanaux du territoire s’approvisionnent aujourd’hui en farines issues de filières courtes—un chiffre en progression constante depuis 2015.