Définir l’épicerie fine régionale : plus qu’un marketing du terroir
Les frontières de l’épicerie fine ont évolué. Jadis, elle évoquait les préparations rares, exotiques ou expertement raffinées, destinées à une clientèle urbaine fortunée. Depuis les années 2010, l’épicerie fine "à la française" a réinvesti les savoir-faire régionaux : confitures de petits fruits oubliés, miels locaux, huiles de noix pressées à la ferme, safran du Périgord, truffes de Dordogne, bières ou vins naturels… Selon le cabinet Xerfi (Étude Xerfi 2022), le marché de l’épicerie fine en France pesait 6,9 milliards d’euros (hors cave à vins), soit une croissance de +12 % en 5 ans.
La demande pour l’authenticité et l’origine locale profite ainsi aux petites structures agricoles et artisanales, mais elle suscite aussi de grandes convoitises industrielles. L’une des clefs pour les consommateurs réside dans la traçabilité : connaître réellement la main et l’histoire derrière chaque produit.