Un savoir-faire historique, du Moyen Âge à aujourd’hui
Les traces écrites montrent que la production de vins doux à Monbazillac remonte au Moyen Âge, lorsque les moines bénédictins de Saint-Martin-l’Astier défrichaient déjà les pentes pour y planter du vin de messe. Mais c’est à partir du XVIIe siècle, avec l’essor du commerce fluvial sur la Dordogne, que les Monbazillac prennent véritablement leur envol, notamment vers Bordeaux et l’Angleterre.
La réputation des vins de Monbazillac est telle, qu’au XVIIIe siècle, ils figurent déjà en bonne place sur les tables aristocratiques d’Europe. L’appellation fut reconnue comme l’une des toutes premières AOC françaises en 1936, soulignant la nécessité de défendre un style, une identité et une excellence contre toute dérive commerciale (source : Institut National de l’Origine et de la Qualité, INAO).
La récolte par tries successives : un gage de patience et de régularité
Le secret de la densité, de la richesse et de la régularité qualitative des Monbazillac se trouve dans la méthode de vendange. Ici, aucune mécanisation ne permet d’aller plus vite. Les baies sont récoltées à la main, en plusieurs passages appelés « tries successives » : seuls les grains les plus affectés par la pourriture noble sont prélevés à chaque passage de vendangeur(euse). Ce travail, fastidieux et minutieux, est garant d’un équilibre rare entre sucrosité, fraîcheur et complexité aromatique.